4 conseils pour réussir l’expatriation de ses enfants

Je pense que nous avons plutôt bien réussi l’expatriation de nos enfants . Nous sommes au Rhode Island  depuis 2012, les filles parlent couramment anglais, ont des amis et ne veulent surtout pas partir.

Aussi j’ai pensé que  je pourais faire partager notre experience avec les parents qui pensent partir s’installer aux US ou qui sont dans les démarches et qui se demandent comment faire pour que l’expatriation de leurs enfants se passe bien.

1- La préparation

Je commencerais par dire que plus on se prépare et on prépare ses enfants à l’expatriation plus on a des chances que cela se passe mieux, enfin c’est un principe qui vaut pour tout.

Pour notre part nous avions pensé à changer de pays environ un an à l’avance. Ce n’est pas toujours le cas pour une expatriation, il peut arriver qu’on décide cela très vite, et qu’on n’ait que quelques mois voire quelques semaines pour se préparer.

Donc comme on y pensait depuis un moment et que nous avions décidé que cela serait les Etats-Unis, nous avons inscrit nos filles à des cours d’anglais collectifs. Nos filles étaient en CP et CE2. Par chance nous avions un cours pas loin de chez nous dispensé par une américaine le samedi matin. Ce n’était qu’une heure par semaine. L’idée n’était pas qu’elles apprennent l’anglais mais qu’elles s’habituent à entendre parler anglais.

Ensuite, lorsque la décision a été prise et validée on leur a beaucoup parlé des Etats-Unis ou plutôt de la Nouvelle Angleterre. Je ne connaissais pas le Rhode Island mais nous étions parti l’année d’avant en vacances à Cape Cod au Massachusetts donc elles connaissaient l’architecture, elles avaient une idée de ce à quoi cela allait ressembler.

Pour l’école même idée, nous leur avons décrit leur nouvelle école et tout ce qui allait être beaucoup mieux pour elles par rapport à leur école actuelle: des lockers comme dans High School Musical (on utilise les références qu’on peut), des petites classes, l’école qui finit à 15h. On a moins insisté sur ce qu’elles n’auraient plus comme 4 récréations par jour par exemple….

Et enfin la maison. Nous avons acheté une maison aux US avant de partir, sans que moi ou mes filles ne l’ai vue (oui on est fous! ) et on leur a montré des photos, on leur a dit qu’elles auraient de plus grandes chambres, un sous sol pour elles, plus de place.

Bref l’idée était de positiver au maximum. L’important je pense est de ne pas leur parler des difficultés de l’expatriation, et si on est stressé parce que ça ne marche pas comme on veut ou qu’on rencontre des obstacles , surtout ne pas leur montrer: « partir aux US c’est super cool , ça va super bien se passer! »

Et elles n’ont pas vraiment rallé en quittant leur maison et leurs amis. Il faut dire que  skype ça aide bien quand même à garder le contact et qu’elles avaient le bon âge pour partir, pas encore des ado!

2- Le choix d’une école

Un choix important pour nous et nos filles mais encore ici je parle de notre experience personnelle.

Choisir une école française pour moi c’était la condition pour partir. En y repensant maintenant je pense que les filles auraient très bien pu s’intégrer dans une école américaine mais voilà, chacun a ses idées au départ.

Donc école franco-américaine pour nous ce qui signifiait également un budget à l’année considérable. Ben oui, l’école privée c’est cher et plutôt très cher.

C’est un critère à prendre en compte au départ et tout dépend des conditions de départ.  Est-ce  que l’école est pris en charge par mon employeur si je pars en expat ou je pars en contrat local et j’ai ou non le budget pour mettre mes enfants dans une école privée? C’est certain qu’avoir un ou  quatre enfants, ça pèse sur la décision.

Il faut aussi prendre en compte le fait qu’on est là pour un an ou plusieurs années, que l’on veut rentrer et réintégrer ses enfants dans une école française ou si on ne sait pas encore.

Bref un choix personnel ou un sacrifice à faire ou non.

Pour notre part, même si nous avons dû payer de notre poche, nous n’avons pas regretté notre choix de l’école franco-américaine. L’immersion s’est faite sans douleur. Les élèves ont plutôt étaient accueillants.  Après trois mois les filles suivaient les cours d’anglais avec les autres élèves en ayant un cours d’ESL (English as a Second Language) . L’ESL existe également dans les écoles publiques donc pas d’inquiétudes à avoir si on opte pour le système américain.

En quelques mois les enfants assimilent la langue du jeu qui est de toute façon l’anglais.

3 – L’immersion à l’anglais au plus vite 

Nous voulions que les filles apprennent au plus vite la langue. L’école c’était déjà pas mal car 50% des cours étaient en anglais et les élèves étaient presque tous anglophones mais on voulait mettre toutes les chances de leur côté. Donc dès notre arrivée en juillet nous avons décidé de les inscrire dans un camp d’été afin qu’elles soient déjà dans le bain lorsqu’elles iraient à l’école.

Nous les avons donc inscrites au YMCA pour une semaine. Cela a été très difficile le premier jour de camp car elles ne comprenaient pas l’anglais. J’avais prévenu le personnel et donner aux filles une liste de mots en anglais pour communiquer un minimum. La plus grande a pleuré quand je les ai déposé et ne voulait pas que je parte alors que la plus petite a dit à sa sœur Allez viens ». A deux c’est plus facile quand même. Et puis le deuxième jour a été mieux et à la fin de la semaine, elles avaient réussi à communiquer d’une façon ou d’une autre. Je ne dis pas que cela a été les meilleures vacances de leur vie loin de là mais du coup le premier jour d’école a été plus facile.

4 – La socialisation

Enfin afin de les faire encore progresser en anglais et retrouver un cercle d’amis nous avons décidé de les inscrire dans des équipes sportives et des clubs. Une chance elles faisaient déjà du basket en France et du foot avec les copains.  J’ai donc cherché des équipes de basket et les premiers entrainements ont été également  difficiles pour ma grande fille qui ne comprenait pas son coach. Le premier match elle pleurait de ne rien comprendre aussi je me suis retrouvé sur le banc avec le coach pendant 2-3 matchs pour lui faire la traduction. C’est sur que ce n’est pas facile de voir son enfant pleurer mais on savait que cela ne durerait pas et qu’on faisait cela pour son bien.

Au bout du troisième ou quatrième match , elle m’a dit qu’elle n’avait plus besoin de moi .Tada!

conseils expatriation enfants
Ma fille (maillot No 2) championne de basket du Rhode Island au bout de 8 mois aux US – Proud Mom

Quant à la plus petite, je l’ai inscrite au basket au YMCA et à des clubs comme cuisine.

Evidemment on aurait pu leur faciliter la vie et les laisser seulement dans des clubs à l’école française mais leur progrès en anglais a été considerable grâce au sport. Elles se sont faites des amies à l’école et en dehors , c’était la meilleure chose à faire.

Il faut aussi être prêt  à faire des « playdate » (des rendez vous pour jouer) et « sleepover »(on dort chez la copine). On apprend au passage rapidement du vocabulaire mais cela me semble essentiel pour que les enfants se sentent bien.

Je ne prétend pas que c’est la recette miracle mais en tout cas cette recette a fonctionné pour nos enfants et si c’était à refaire je referais la même chose.

J’espère que cela aidera les futurs parents expatriés. L’expatriation avec les enfants, c’est du boulot et de l’investissement mais c’est un merveilleux cadeau à leur faire.

——–

Merci de commenter si vous avez des conseils que vous avez mis en application et qui ont marché pour vos enfants ou si vous voulez des informations complémentaires.

Rendez-vous sur Hellocoton !

5 commentaires

  1. Hello,
    super article Delphine.
    Il est vrai que pour nous le départ a été annoncé 4/5 semaines avant et c’était la panique. si on anticipe pas et prépare pas c’est la galère pour les enfants comme pour les parents. Heureusement que notre famille d’accueil nous a bien aidé. La suite pour nous tu la connais.
    Mais si j’ai un conseil à donner et ça a été une de mes plus belle expérience aux états unis c’est de mettre mes enfants dans une école américaine . l’accueil a été parfait et la manière d’enseigné a été très enrichissante. Et pour moi j’ai trouvé une forme d’entraide que je n’avais pas en France.

    1. oui effectivement la prise en charge des enfants n’a rien a voir dans les ecoles americaines c’est pour ça que je pense que même si tu mets tes enfants dans le systeme americain ca se passera bien

  2. Tout pareil ! sauf que nous l’option école locale est impossible ! et que par ailleurs, il est difficile d’inscrire les enfants à une activité en dehors de l’école quand toi même parent tu ne sais même pas dire ni sport, ni inscription ni même enfant dans la langue de ton pays d’accueil !! Mais maintenant je sais au moins enfant ! Je progresse, je progresse….lentement

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!